Venez découvrir les meilleurs produits fabriqués en France !

L’industrie à la française est et restera un gage de grande qualité, de sérieux, et d’une technicité inégalée. Que ce soit en matière de textile, de développement informatique, ou de référencement sur Google, les entreprises françaises investissent énormément en recherches et développement, ce qui leur confère une longueur d’avance par rapport au reste du monde. Voici un bel exemple de réussite made in france : il s’agit d’un site Internet dédié à la lingerie masculine homme-lingerie.com. Ce dernier a été repéré par la concurrence, et une offre à 7 chiffres vient juste de lui être faite par un groupe américain. Ce genre de success story est devenu monnaie courante, et ce n’est pas près de s’arréter.

VOSGES TERRE TEXTILE : les fabricants se mettent en scène dans une Web-série

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Le label Vosges terre textile, qui rassemble 24 producteurs régionaux, a publié sur la Toile la première vidéo d’une série au ton humoristique visant à promouvoir le savoir-faire de la filière textile vosgienne.

La web-série vante le savoir-faire des fabricants vosgiens avec humour
Intitulée « Vosges terre textile fait son cinéma 01 #Accro », cette séquence met en scène un vampire ne quittant plus son cercueil, avantageusement matelassé de tissu vosgien. Le court-métrage se conclut en présentant ses deux acteurs, Eric Néri et Bruno Remy, respectivement président et responsable de production de l’entreprise Maille Verte des Vosges.

Lancé en 2011, le label Vosges terre textile, qui aurait permis de faire passer de 220 à 235 millions le chiffre d’affaires des entreprises vosgiennes du textile, compte aujourd’hui 20 millions de produits labellisés. Une centaine de nouveaux postes ont par ailleurs été créés au sein de cette filière dont les effectifs sont amenés à se renouveler à hauteur de 20 % d’ici à la fin de la décennie.

MODE: Le Made in France: un défi pour les jeunes marques

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Le MIF Expo, salon qui met en avant les initiatives made in France, se tient jusqu’au 20 novembre à Paris, Porte de Versailles. Depuis plusieurs saisons déjà, la fabrication tricolore a retrouvé les faveurs des Français. Selon un sondage Ifop, réalisé pour le salon, ils sont d’ailleurs 89 % à considérer que la réindustrialisation de la France doit être une des principales priorités dans les prochaines années. Mais entre souhaits et concrétisation sur le terrain, les difficultés subsistent. Le parcours est notamment semé d’embûches pour les jeunes et petits créateurs souhaitant proposer du made in France. Matières premières, confection, distribution… A chaque étape, ces derniers font face à des obstacles.

FashionNetwork dresse l’état des lieux d’un cocorico qui peine encore à se faire entendre.

French Appeal propose des collections de jeans made in France. « Quand j’ai cherché à lancer ma marque de sneakers, il était essentiel pour moi de proposer une fabrication française, explique Thierry To, fondateur de la marque Luhmen. Mais je n’imaginais pas qu’il serait aussi difficile de trouver un atelier. Très peu sont spécialisés dans la sneakers et d’ailleurs, celui que j’ai trouvé, n’a été fondé qu’en 2011. J’ai l’impression que les ateliers très spécialisés ont fermé avec le temps et quand ils ne le sont pas, bien souvent, ils ne sont pas ouverts aux jeunes créateurs.

Un sentiment confirmé par les chiffres présentés par l’Union des Industries Textiles puisque la France comptait 649 entreprises de textile de plus de 20 salariés en 2010 contre 550 en 2014. En moins de cinq ans, près de 100 entreprises textile ont donc fermé leurs portes…

Pour autant, pour la fabrication, le manque d’ateliers n’est pas le seul obstacle auquel font face les jeunes et petits créateurs. « La difficulté pour moi a été de trouver un atelier qui accepte de fabriquer mes collections de chaussant en petite quantité et à un prix raisonnable, souligne Aline Boulland, fondatrice de la griffe Jolie Frenchy. J’avais trouvé des ateliers compétents, qui fournissent de grandes marques, mais ça n’a pas marché. Les prix étaient exorbitants. Je pense que c’était une façon pour eux de ne pas avoir à dire non. »

Une vision qui ne convainc pas Jacques Martin-Lalande, façonnier et président du groupement de la fabrication française : « Je crois surtout que beaucoup de jeunes créateurs manquent d’expérience. Et ne savent pas toujours taper à la bonne porte pour trouver le façonnier adapté à leurs besoins. La base est se demander de qui on a besoin, un atelier spécialisé ou généraliste ? Il existe des organismes, telle la Maison du Savoir-faire et de la création, qui peuvent répondre à ce genre de problématiques. Les fédérations aussi sont d’une grande aide. Ceci dit, il est vrai que certains façonniers ne peuvent pas produire en petites séries, mais c’est en raison des process industriels ».

Les bases du business, indispensables à la création made in France

Pour la création d’une marque made in France, la maîtrise pointue des prix de revient impliquent des business plans bien ficelés. Et un positionnement prix arrêté avant même le début de la production. « Pour convaincre un façonnier, un jeune ou petit créateur doit arriver avec toutes les cartes en mains. S’il ne sait pas à quel prix il souhaite vendre ses pièces, ce n’est pas imaginable de lancer la production, souligne Jacques Martin-Lalande. Le réseau de distribution doit également être défini car réaliser un business plan sur une marge pour du e-commerce avec une volonté de développement en multimarque, c’est très risqué. Cela ne nous inspire pas confiance car nous savons qu’une fois qu’une marque s’est illustrée dans un segment prix donné, c’est très difficile d’en changer. Evidemment, une fabrication au grand export demande moins de rigueur et laisse plus de marges de manoeuvre. » Confrontée à ce problème de positionnement prix, French Appeal, une griffe de denim made in France, est justement obligée aujourd’hui de réduire ses marges au strict minimum. « Nous avons basé nos prix sur ceux pratiqués par notre premier atelier partenaire, mais ça n’a pas fonctionné. Quand nous avons changé pour un deuxième, plus cher, nous les avons un peu augmentés, mais une fois de plus, le savoir-faire n’était pas à la hauteur de nos attentes, explique Aurélien Jargot, cofondateur de la marque. Au final, nous avons trouvé un atelier faisant exactement ce que nous attendions, mais il est 50 % plus cher que le précédent. Nous n’avons pas pu répercuter cette augmentation car il y a un seuil que nous ne pouvons pas dépasser. Nous rognons donc sur nos marges. C’est aussi un frein à notre développement en multimarques. »

Des initiatives positives naissent

Fort de ce constat, Jean-Luc François, membre de la Fédération du Prêt à Porter féminin et expert en relations internationales pour l’Institut National des Métiers d’Art, a décidé de lancer, avec le soutien de la région Ile-de-France, un incubateur textile en janvier dernier. Celui-ci, organisé en deux pôles (accompagnement de marques et accompagnement de façonniers avec mise à disposition d’un plateau technique), a pour but de permettre aux jeunes et petites marques de produire leurs collections de moins de 100 pièces. « En fait, avec cet incubateur, il y a deux vrais aspects : d’une part l’accompagnement dont bénéficient pendant les six mois d’incubation nos marques et nos façonniers, et d’autre part la possibilité pour des marques extérieures à l’incubateur de produire leur collection. L’idée était de soutenir la création française à chaque niveau, sans prendre le travail de qui que ce soit. Nous remplissons un vide et nous sommes complémentaires aux écoles, aux fabricants », explique Jean-Luc François.

Au-delà de la production, l’incubateur textile offre des conseils techniques qui ont pour but d’apporter une autonomie aux marques. « Il y a parfois de petites erreurs de patronage ou de conception qui augmentent le prix de fabrication. Nous apprenons aux marques qui nous contactent (qu’elles soient ou non dans l’incubateur, ndlr) à les résoudre. » Des conseils de fabrication qui sont effectivement précieux, comme le souligne Inari Blanc, créatrice de la marque de prêt-à-porter féminin Inari. « Les échanges avec mon atelier de fabrication, situé à Marseille, sont essentiels car ils me permettent parfois de réduire les coûts. En tant que créateurs, nous avons bien sûr une formation technique, mais il y a certaines choses que nous ne voyons pas et ces discussions nous permettent de faire aussi bien pour moins cher. »
Et Jacques Martin-Lalande d’ajouter : « Le rôle d’un façonnier est aussi d’accompagner les jeunes et petites marques dans le développement de leur collection. C’est un vrai partenariat qui est chronophage pour les fabricants. C’est également la raison pour laquelle ces derniers ne s’engagent que sur des projets auxquels ils croient. Ils voient sur le long terme donc si les bases ne leur semblent pas bonnes, ils ne vont pas plus loin… » Des signaux positifs sont donc présents, même s’il reste encore un bout de chemin à parcourir avant de parvenir à un véritable équilibre. Un bout de chemin qui au début peut souvent sembler long et coûteux. « Proposer une fabrication française est essentiel et il faut encourager les fabricants comme les créateurs, témoigne Daniel Forge, fondateur de la marque de prêt-à-porter masculin Galucebo. Nous sommes interdépendants. Pour que chacun puisse gagner, ce serait bien que les pouvoirs publics se mobilisent un peu plus, non pas avec des subventions, mais avec de vraies initiatives valorisant le made in France. Selon moi, il faut au minimum trois ans pour être rentable ». Le nerf de la guerre reste donc le même. A l’heure actuelle, l’aventure de la production made in France reste un défi compliqué à relever sans une trésorerie très solide.

POURQUOI LE MADE IN FRANCE VA REVENIR AU TOP

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Un vent de patriotisme semble souffler sur notre pays : l’effet des attentats. Dans l’économie aussi, le bleu, blanc, rouge a de nouveau la cote.

Paul Droulers et Sophie Renier le reconnaissent volontiers : le bleu, blanc, rouge n’a jamais été leur tasse de thé. Pendant longtemps, les dirigeants de la société Jack Gomme ne criaient donc pas sur les toits que leurs sacs sortaient d’une usine tricolore. Mais comme, avec la crise, les affaires ne marchaient pas très fort, ils ont commencé à ajouter quelques petits drapeaux discrets de-ci de-là.

Et l’effet a été canon. Depuis 2012, leurs ventes ont quasiment doublé pour atteindre presque 2 millions d’euros cette année, dont 80% à l’export. «Et dire qu’avant cela faisait ringard de fabriquer en France», sourit Paul, dont la société possède deux boutiques à Paris et cinq au Japon.

La valeur France, un atout pour nos entreprises

Eh bien non, cela ne fait plus du tout ringard. Est-ce la conséquence des attentats qui ont frappé notre pays ? Un effet de la bonne tenue des Bleus à l’Euro de football ? Les deux à la fois peut-être ? En tout cas, ces derniers mois, la valeur France a subitement regagné du terrain. Et pas seulement dans l’Hexagone. Sur toute la planète, nos trois couleurs, notre «Marseillaise» et notre «Bastille day» sont redevenus les références ultimes de la liberté et de la démocratie. Et la sympathie pour la «french touch» s’en est trouvée partout renforcée.

Une excellente nouvelle pour nos entreprises. Certes, le mouvement est encore timide. Mais un peu partout dans le pays les exemples de réussite se multiplient, à l’image de Milémil, qui a recréé des chaussures de foot 100% frenchy, du Slip Français, qui casse la baraque un peu partout, ou encore de nos constructeurs automobiles, qui viennent de renouer avec les bénéfices. «La tendance va s’affirmer, on n’en est encore qu’au commencement», s’enthousiasme le député UDI Yves Jégo, qui a créé en 2010 un label Origine France Garantie.

Des indicateurs au vert

De fait, beaucoup d’indicateurs sont au vert : les exportations s’accélèrent (+ 6,1% en 2015), les parts de marché dans la zone euro se sont stabilisées, et notre économie s’est remise à créer des emplois. «Après plus de quinze ans de dégradation, la France retrouve un peu de la capacité de production qu’elle avait perdue», confirme Xavier Ragot, de l’OFCE.

Cette divine surprise tient bien sûr pour une part à l’amélioration du contexte international. Cela fait plus d’un an maintenant que les entreprises tricolores bénéficient de taux d’intérêt dérisoires, de cours du pétrole au plancher et d’un euro fondant (il a perdu 20% en deux ans face au dollar). De quoi donner un coup de fouet à leurs marges et à leur compétitivité.

CICE, baisses de charges,.. Hollande multiplie les cadeaux aux entreprises

Mais si nos sociétés retrouvent aujourd’hui du tonus, c’est aussi – pourquoi le taire ? parce que la politique de l’offre menée par François Hollande commence à porter ses fruits. Après avoir écrasé les entreprises de taxes pendant les deux premières années de son quinquennat, le président, on le sait, a brusquement changé de cap à la fin de 2013. Et il a multiplié les «cadeaux» aux sociétés, au grand dam de la gauche de la gauche.

Les conditions de productivité sont redevenues meilleures qu’en 2012.

Entre le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), les baisses de charges du pacte de responsabilité et l’amortissement supplémentaire de 40% octroyé par la loi Macron, les économies accordées ont déjà représenté 25 milliards d’euros en 2015 par rapport à la situation initiale. Si l’on y ajoute les mesures qui seront votées cet automne (de nouveaux allégements de charges et une baisse de l’IS pour les PME), le bénéfice devrait s’élever à près de 40 milliards en 2017. C’est colossal !

Certes, d’après un récent rapport du Sénat, l’industrie, qui était la cible principale de ces encouragements, n’a reçu que 20% des crédits alloués par le CICE. Mais le ballon d’oxygène est tout de même très salutaire pour nos usines. «Les conditions de productivité sont redevenues meilleures qu’en 2012», reconnaît Denis Ferrand, de COE-Rexecode, un institut proche du patronat.

Le coût du travail moins élevé en France qu’en Allemagne

De fait, en à peine deux ans, les entreprises, dont la rentabilité battait de l’aile depuis 2007, ont réussi à restaurer leurs marges de façon spectaculaire. En particulier dans l’industrie, où elles ont atteint 36,8% fin 2015, contre 33,2% un an plus tôt selon l’OFCE. Du coup, l’Insee prévoit une hausse de l’investissement de 3,7% tous secteurs confondus cette année.

Plus encourageant encore, grâce à la baisse des charges, le coût du travail dans l’industrie tricolore est repassé au-dessous de celui de l’Allemagne, et cela se traduit sur les prix. En moyenne, les étiquettes de nos produits vendus à l’étranger ont diminué de 0,2% entre novembre 2014 et novembre 2015 d’après COE-Rexecode, alors que celles de notre voisin d’outre-Rhin progressaient de 0,6%

200 mesures de simplification

Un bienfait ne venant jamais seul, nos entreprises ont aussi bénéficié du fameux «choc de simplification» annoncé par François Hollande au début de son quinquennat. Certes, la situation reste encore souvent kafkaïenne pour nombre d’entre elles au quotidien. Mais l’incroyable corset de normes, d’interdits et de réglementations uniques au monde qu’elles ont à supporter a commencé tout doucement à se desserrer.

De l’avis même de l’Ifrap, un organisme libéral peu suspect de complaisance avec le pouvoir socialiste, plus de 200 mesures de simplification concrètes ont été mises en place en leur faveur, parmi lesquelles la déclaration sociale nominative unique où la fameuse règle du «silence vaut accord» en cas de demande auprès de l’administration.

Droit du travail assoupli

Autre bonne nouvelle pour nos sociétés, elles vont enfin pouvoir profiter de l’assouplissement du droit du travail qu’elles réclamaient depuis des décennies. Bien sûr, la loi El Khomri ne va pas tout régler, loin s’en faut. Mais en allégeant un peu les procédures de licenciement et en accordant plus de marges de manœuvre aux partenaires sociaux pour négocier des accords d’entreprise, elle va ouvrir des possibilités aux DRH.

La signature d’accords de compétitivité (échange de flexibilité contre maintien de l’emploi) sera, par exemple, facilitée. Pour l’instant, seuls quelques grands groupes comme PSA, Renault ou Michelin s’y sont résolus, mais d’autres sociétés ne manqueront pas de s’engouffrer dans la brèche rapidement.

La French Tech fait parler d’elle à l’étranger

Reste une dernière raison pour nos entreprises de se réjouir : l’image même de notre pays est en train de changer. «Les pouvoirs publics ont enfin compris qu’il fallait mettre le paquet pour l’améliorer», assure Denis Gancel, professeur à Sciences po et spécialiste des marques. Leurs efforts pour développer notre tissu de start-up vont dans ce sens. En 2015, le gouvernement a lancé le French Tech Ticket, un concours pour inciter des entrepreneurs étrangers à venir créer leurs jeunes pousses en France (50 d’entre elles ont déjà été accueillies, et 200 devraient l’être en 2017).

Avant on parlait taxes en France. Maintenant on me questionne sur la French Tech.

Pour enfoncer le clou, Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, s’était rendu en personne en janvier dernier au salon de l’électronique grand public de Las Vegas avec la deuxième plus grosse délégation de jeunes entrepreneurs. Et ça paie. «Avant, quand je rencontrais des étrangers, ils me parlaient tous des taxes en France. Maintenant, ils me posent des questions sur la French Tech», se félicite Bruno Bouygues, patron de Gys, le leader européen des postes à souder et chargeurs de batteries.

Déjà 600 entreprises pour le label Origine France

Baisse des charges, simplification administrative, changement d’image de notre pays, contexte international favorable… Vitaminées par ce cocktail vivifiant, de plus en plus d’entreprises surfent désormais sans complexe sur la vague du made in France. Près de 600 d’entre elles ont par exemple adhéré au label Origine France Garantie créé par Yves Jégo, et ce chiffre devrait rapidement gonfler car les résultats sont là. «Auparavant, les règles du made in France étaient tellement floues qu’on préférait ne pas insister sur notre provenance», témoigne John Persanda, le patron du groupe Sphere, numéro 1 français des emballages ménagers, convaincu que l’adhésion au label a renforcé sa position de leader européen des emballages ménagers (370 millions de chiffre d’affaires en 2015).

Certaines sociétés se sont aussi enfin décidées à chasser en meute, comme le font depuis longtemps leurs concurrentes italiennes et allemandes. Pour la première fois cette année, les fabricants de jouets ont ainsi organisé un stand commun au dernier Salon de Nuremberg, en Allemagne. «Nous étions les seuls à ne pas en avoir», sourit Serge Jacquemier, le patron de l’Association des créateurs-fabricants de jouets français. Il était temps qu’ils se donnent une chance de gagner la partie.

Extraits d’un article paru sur le site de la revue Capital (octobre 2016)

FABRIQUE EN FRANCE, MADE IN FRANCE, ORIGINE FRANCE… : Comment s’y retrouver ?

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“Produire français“ est tendance, mais comment savoir ce que valent toutes les dénominations employées par les marques ? Voici quelques conseils pour vous aider à distinguer les diverses appellations souvent incontrôlées pour tout types de produits, dont le linge de lit.

LES FRANCAIS ET LE “MADE IN FRANCE“

Une enquête (Ifop pour Atol) effectuée en 2013 nous livre les chiffres suivants :

  • 77% des Français sont prêts à payer plus cher pour acheter français.
  • 95% des Français estiment qu’acheter français est un acte citoyen permettant de soutenir l’industrie nationale.
  • 93% des Français estiment qu’acheter français procure l’assurance que le produit a été fabriqué selon des normes sociales respectueuses des salariés et qu’acheter français est une meilleure garantie de la qualité du produit (respect des normes françaises et européennes).
  • 87% des Français estiment qu’acheter un produit fabriqué en France favorise le respect de l’environnement, notamment en optimisant l’utilisation de transports.

Par ailleurs, les Français considèrent que les produits fabriqués en France sont le gage de valeurs telles que : confiance, qualité, sécurité, processus de relocalisation. Dans le même temps ils jugent certaines valeurs des produits français comme négatives à cause des abus de certaines entreprises, de la rareté du produit en France, de la délocalisation et du coût élevé de fabrication.

FABRIQUE EN FRANCE, ORIGINE FRANCE, PRODUIT EN FRANCE… INTOX OU INFO ?

coq drapeau france

En France le marquage des biens de consommation est facultatif (hormis certains produits alimentaires et agricoles). Ainsi, l’utilisation d’indication valorisant l’origine française est uniquement déclarative et ne fait l’objet que de très peu de contrôle. Apposer une indication concernant l’origine doit cependant respecter une règle appliquée par la Direction générale des douanes et droits indirects et de la Direction de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes. Cette règle assez complexe dépend de la catégorie de produit «…mais schématiquement le produit prend l’origine du pays où il a subi la dernière transformation substantielle.» (http://www.entreprises.gouv.fr/files/files/directions_services/politique-et-enjeux/competitivite/marque-france/guide-marquage-d-origine-2014-producteurs.pdf).

Ainsi, un coq, un drapeau tricolore, une carte de France, et toutes expressions comme “Fabriqué en France, “Conçu en France“, “Made in France“, “Produit Français“… ne garantissent pas que le produit concerné soit réellement fabriqué en France, même lorsqu’il s’agit de grandes marques françaises. Par exemple, une nappe dont le tissu est tissé et imprimé en Chine, et qui est confectionnée en France peut revendiquer l’origine française (pour une nappe la confection peut se réduire à la coupe et à deux ourlets !!).

LES LABELS D’ORIGINE… UNE GARANTIE ?

Les labels ont été crées pour contrecarrer la prolifération des diverses indications ou des logos “Produits Français“, qui ne sont que déclaratifs.

“Terre de Textile“, “Produit en Bretagne“, “Savon de Marseille“, “Entreprise Patrimoine Vivant“, “Origine France Garantie“… sont des labels accordés à des produits répondant à un cahier des charges complet et sont suivis, selon leur type, par une vérification annuelle ou tous les 3 ou 5 ans. Mais là encore, il faut connaître les critères nécessaires à l’obtention de ces labels.

Prenons l’exemple du label “Origine France Garantie“. Pour l’obtenir une entreprise doit d’abord contacter un bureau de certification (Veritas, Afnor, Cerib…) et lui demander un devis. En effet, l’entreprise devra payer annuellement, un minimum de 1 000 € par catégorie de produit pour pouvoir apposer ce label sur ces produits (plus de 1 000 € en fonction de son chiffre d’affaires). Ensuite, l’entreprise doit déposer un dossier pour chaque produit et son processus de fabrication. Après évaluation, si le résultat est positif le bureau de vérification accorde le label. Cela prend déjà quelques mois et 6 mois supplémentaires sont nécessaires pour un audit de vérification des informations communiquées. Enfin, la labellisation est confirmée et l’entreprise peut utiliser son label (et sera chaque année l’objet d’une vérification). Pour être labellisé “Origine France Garantie“ un produit doit répondre à 2 critères :

  1. le lieu où il prend ses caractéristiques essentielles est situé en France ;
  2. 50% au moins de son prix de revient unitaire est acquis en France.

En réponse au deuxième critère, cela signifie que compte tenu du prix de revient en France (coût de la main d’œuvre, coût énergétique, frais divers…) comparé à celui de certains pays étrangers, on peut obtenir le label “Origine France Garantie“ avec une production française partielle, voire très partielle. C’est mieux que rien, mais il faut le savoir !

CHERCHEZ L’INFO

Si vous êtes attentifs vous remarquerez que la plupart des marques, et parmi elles une fois encore de “grandes“ marques, utilisant le mot “France“ ou dont le nom inspire la tradition française, ne précisent rien sur l’origine ou le détail de fabrication de leurs produits. Dans le domaine textile, y compris pour le linge de lit, cela signifie le plus souvent que seule la confection est effectuée en France. C’est donc au consommateur de rester vigilant, de lire attentivement les étiquettes, de chercher sur les sites marchands le détail de la fabrication (souvent en cliquant en bas de page), de s’informer en comparant articles de presse, articles sur internet, documentaires à la télé… Mais pour ces derniers, cela dépend de la qualité des informations et de l’impartialité des journalistes… Nous vous conseillons vivement de regarder le documentaire “Made in France : La grande illusion“ diffusé sur France5 le 27/05/12 pour vous faire une idée de la réalité de ce “Made in France“. Si ce documentaire est un peu ancien il reste d’actualité en particulier en période préélectorale pendant laquelle le “Made in France“ est un argument politique largement utilisé.

Ce n’est pas nouveau puisque dès 1932 il faisait parti des préoccupations nationales, ou en 1981, G. Marchais clamait : “Produisons français !“. Pourtant en 2016, Terracicada comme d’autres petites entreprises (voir documentaire de France5), ne bénéficie d’aucune aide et de plus, le coût d’obtention du label “Origine France“ ou celui de la participation a des salons comme celui de “MIF Expo“ (salon des produits Made In France) restent élevés.

coq drapeau france

TERRACICADA DU LINGE DE LIT DE QUALITE 100% FABRIQUE EN FRANCE

Le linge de lit et les vêtements de nuit de Terracicada sont 100% fabriqués en France ! Reportez vous à la page “Fabrication Française“ de notre site, où est indiquée la localisation de chaque entreprise qui fabrique nos produits. Tissage, impression (par la dernière usine de France imprimant en grande largeur par rotatives) et confection pour les housses de couette, draps et taies d’oreiller, tricotage, confection et broderie pour les pyjashorts et chemises de nuit, sont entièrement réalisés en France par des entreprises françaises. Bien entendu, la matière première, le coton, est quant à elle d’origine étrangère.

Terracicada est par ailleurs recensée sur le blog “Made in France“. Créé en 2009, c’est ainsi le premier né des annuaires du web dédiés à la production française. Sa directrice F. Butin est venue rendre visite à Terracicada et lui a accordé la reconnaissance d’un statut de fabricant français qui informe en toute transparence et ce, après avoir vérifié la totalité des factures émanant de nos fournisseurs. Les entreprises répertoriées ne proposent pas toujours du 100% produit en France car comme expliqué sur sa page “Nos critères“ : « Même si le 100% Made in France a notre préférence, mieux vaut acheter un produit fabriqué à 40% en France plutôt qu’un produit 100% Made in China ! ».

C’est donc un pari difficile pour une petite entreprise comme Terracicada de faire fabriquer entièrement en France. Pari que nous espérons pouvoir tenir longtemps face aux prix pratiqués par la concurrence qui ne fait pas fabriquer en France.Sources : http://www.economie.gouv.fr/vous-orienter/particulier/consommation/quest-quun-produit-made-in-france – guide-marquage-d-origine-2014-consommateurs de la Direction Générale des Entreprises : http://www.entreprises.gouv.fr/files/files/directions_services/politique-et-enjeux/competitivite/marque-france/guide-marquage-d-origine-2014-consommateurs.pdf – http://www.entreprises.gouv.fr/files/files/directions_services/etudes-et-statistiques/etudes/industrie/2014-Valeurs-Made-in-France-Synthese.pdf – http://www.lemonde.fr/economie-francaise/article/2016/09/08/le-made-in-france-inusable-argument-de-campagne_4994260_1656968.html

France Terre Textile: un nouveau label regroupant 60 entreprises

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Le 13 octobre, le label France Terre Textile a été dévoilé à Paris. Il regroupe une soixantaine de fabricants, positionnés en amont de la filière textile française. Un label qui entend valoriser davantage ce secteur, et contribuer à sa redynamisation. En effet, « l’étiquetage Made in France est un outil imparfait pour la filière textile car il ne valorise que la partie aval, la confection », ont indiqué ces entreprises au Figaro.

France terre Textile regroupe une soixantaine d’entreprises

Jusqu’à maintenant, quatre pôles s’étaient développés dans des régions différentes : les Vosges depuis 2011, l’Alsace en 2013, le Nord en 2015, et l’Auvergne Rhône-Alpes. France Terre Textile, transposition nationale de ces labels régionaux, va permettre de « porter un coup de projecteur sur ces industriels qui font le choix de maintenir leur outil de production dans leur région ». Un outil de promotion au niveau national, mais aussi international.

Le nouveau label garantit au consommateur, au distributeur et aux professionnels que 75 % des opérations de production de l’article sont réalisés dans l’Hexagone. Un pictogramme a été créé : il indique ainsi que le tissage, l’ennoblissement et l’impression ont été effectués dans des entreprises agréées. Des organismes indépendants viendront contrôler ces sociétés tous les ans.

La nouvelle structure est dirigée par un quatuor. Ses présidents sont Gianni Pavan pour l’Alsace, Paul De Montclos pour les Vosges, Raphaël Clochette pour le Nord et Eric Boel pour l’Auvergne Rhône-Alpes.

Au total, les entreprises sous pavillon France Terre Textile totalisent 600 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont 47 % à l’export, et emploient 5000 personnes.

Carrefour met Tex à l’heure du « Made in France »

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Dans plus d’une centaine de points de vente français, la marque d’habillement du groupe Carrefour déploie depuis le 4 octobre une offre fabriquée dans l’hexagone.

Une première collection, pour l’heure composée de 36 modèles vendus de 5 à 50 euros, amenée à se renouveler quatre fois par an.

Cette ligne comporte l’incontournable marinière désormais icône du made in France, mais également des jeans, des chaussettes et des sweats. Chacune des quatre collections annuelles prendra pour inspiration une ville française. Après Paris cet automne, suivront ainsi Chamonix, Deauville, puis Saint-Tropez l’été prochain.

Pour produire les marinières, Carrefour a choisi de faire appel à la société Chanteclair, installée à Troyes. Les jeans viennent eux de Bretagne, via l’entreprise Dolmen. Le vendéen Sedem s’occupe lui des pulls, tandis que l’Auvergnat Quioc prend en charge les ponchos. Quelques 100 000 pièces sont ainsi produites à destination des hypermarchés français.

Le groupe Carrefour opère via un réseau de 12 300 magasins répartis dans plus de 30 pays. Son chiffre d’affaires a atteint 104,4 milliards d’euros sur l’exercice 2015.

La Fabrique à Pierre: Marque de Prêt à Porter « Made In Troyes » cherche financement pour monter sa deuxième collection

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Pierre Cuomo, le créateur de la marque, espère obtenir 4000 € grâce aufinancement participatif pour créer sa deuxième collection.

Plus que 40 jours pour aider La Fabrique à Pierre à grandir. À peine un an après son lancement, lamarque de vêtements troyenne prépare sa deuxième collection.

Après les basiques ( sweat-shirt , robe, blouson ), Pierre Cuomo, son créateur, lance unecampagne de financement participatif sur la plate-forme Kiss Kiss Bang Bang . Il espère récolter 4 000 € qui lui permettront d’ acheter le tissu (chez Bugis, à La Rivière-de-Corps ), de réaliser laconfection (chez Emo, à Troyes) et les broderies (chez Abideco, à Creney-près-Troyes ), et de finaliser le site Web (avec les élèves du Master communication de Saint-Joseph à Troyes).

La date limite de collecte est fixée le 12 novembre, pour sortir la deuxième collection en mars 2017. Une campagne pour aider une marque « conçue de A à Z à Troyes ».

Marion et Pierre, deux Troyens, avaient lancé en décembre dernier leur marque de vêtements , La Fabrique à Pierre.

Celle -ci est issue à 100 % du savoir-faire local.

Lu dans L’Est Républicain

L’ancienne usine Charles Jourdan de Romans-sur-Isère confiée à 1083

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Les élus de la communauté d’agglomération Valence Romans sud Rhône-Alpes, réunis jeudi à Chabeuil, ont confié à la marque 1083 l’ancienne usine historique Charles Jourdan de Romans-sur-Isère (Drôme), actuellement en friche.

Un appel à projets avait été lancé en février. Le groupe Aegide-Domitys, souhaitant renforcer son implantation dans le sud-est, envisageait ainsi d’y construire une résidence pour seniors. Mais c’est le second projet qui a été adopté à l’unanimité. Thomas Huriez, fondateur de la marque 1083, jean 100% fabriqué en France, souhaitait y installer un atelier visitable de fabrication de jeans. Son projet, créateur de 30 emplois, permettait également de sauvegarder une partie du bâtiment. Un restaurant ou encore une boutique devraient également voir le jour. Le prix de cession a été fixé à près de 180.000 euros.

Créée en 2013, la marque 1083 s’appuie sur le savoir-faire français pour produire des jeans, ceintures ainsi que des chaussures. En 2016 (exercice clos au 31 août), la marque a réalisé un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros pour une production d’environ 15.000 jeans et 5.000 chaussures.

Thomas Huriez s’est dit « ultra-content ». « C’est très émouvant. Le travail va commencer, ce n’est que le début, c’est un énorme défi. En plus de la responsabilité économique du projet, on se rend compte qu’on a une responsabilité locale, territoriale », a-t-il déclaré.

La ville de Romans-sur-Isère proposera au groupe Aegide-Domitys d’autres opportunités d’implantation.

8 et 9 septembre : Assises du produire en France à Reims

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L’an passé, Yves Jégo et Arnaud Montebourg organisaient cet événement. Cette année, le second interviendra demain, comme candidat à l’Élysée.

L’événement de l’an passé ne tenait donc pas du sans lendemain. Les Assises du produire en France comptent bien s’installer dans le temps, la preuve avec cette deuxième édition, aujourd’hui et demain, et dans la cité des Sacres.

Le thème de la version 2016, « A l’heure des grands choix pour la France, quel avenir pour le patriotisme économique », fleure bon le rendez-vous électoral du printemps prochain, l’élection présidentielle.

Quinze candidats à la présidentielle

De fait, les organisateurs, dont Yves Jégo (ancien ministre, député de Seine-et-Marne et vice-président de l’UDI) ont lancé une invitation à une trentaine de prétendants à la course à l’Élysée. Résultat, quinze sont annoncés, demain vendredi, pour dévoiler leur vision du produire en France. Cela va d’Arnaud Montebourg (organisateur l’an passé) au lunaire Jacques Cheminade, en passant par Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, Cécile Duflot, Bruno Le Maire, Jean-Luc Mélenchon, Marie-Noëlle Lienemann ou Alain Juppé notamment.

« Avenir du patriotisme économique »

Avant cela, quatre tables rondes sont organisées : « Produire en France, avantage ou inconvénient ? », « Usurpation d’origine : un danger pour nos entreprises ? », « L’origine fait-elle vendre ? » et « l’excellence française, mythe ou réalité ? ». Ces débats seront animés par des dirigeants d’entreprises aussi différentes que Kronenbourg, Krys, Smuggler, Agro mousquetaires, Nestlé, RATP, Iveco, Veritas, EDF, Didaxis, Mousline, Oliviers & Co ou Amazon. Enfin, des intervenants comme Jacques Attali ou Alain Bazot, le président de l’UFC-Que Choisir devraient aussi animer les échanges…